"Jonathan, le petit rouquin de la classe de troisième, vivait son premier grand amour avec Sandra, la grande bringue brune de la classe de cinquième. Il adorait ses petites mines d'enfant gâtée, ses beaux yeux verts, ses longues mains parfaitement manucurées, aux ongles vernis de rose fluo. Il adorait lorsqu'elle lui mordillait affectueusement le lobe de l'oreille droite, et qu'elle lui assénait de bonnes bourrades dans le dos dignes de dockers ivres-mort. Sandra venait des brumes du Nord, elle sentait la bière dès le petit matin et fumait comme trois pompiers, ce n'étaient pas là les moindres de ses charmes. Elle chapardait sans jamais se faire prendre et son vocabulaire valait bien celui des charretiers ou des poissonnières. Ses parents étaient dans les finances. Bref, c'était une meuf en or!"


Quel est le contraire du prénom Jonathan? du prénom Sandra?

Quel est le contraire d'un petit rouquin de classe de troisième?

Quel est le contraire d'une grande bringue brune de classe de cinquième?

Quel est le contraire du premier grand amour?

Quel est le contraire d'une petite mine d'enfant gâtée?

Quel est le contraire d'yeux verts? et d'ongles rose fluo, parfaitement manucurés?

Quel est le contraire d'un lobe d'oreille droite?

Quel est le contraire de bonnes bourrades dans le dos?

Quel est le contraire des brumes du Nord?

Quel est le contraire de l'odeur de bière?

Quel est le contraire d'un addict à la clope?

Quel est le contraire du vol à la tire?

Quel est le contraire du vocabulaire des bas quartiers?

Quel est le contraire de financiers?

Quel est le contraire d'une meuf en or?


 

peut-être ceci:

"Louise, la grande blonde, prof principale des terminales venait de casser douloureusement avec Clovis, le petit pion albinos. Elle détestait ses airs de faux "dur", ses énormes paluches aux ongles rongés, toujours "crados".
Elle ne pouvait plus supporter ses façons de lui caresser les cheveux, et ses accolades langoureuses empruntées aux "mignons" d'Henri III. Clovis était un fils du grand Sud, peut-être plus bas encore que Marseille, il embaumait le pastis dès 20h. Il ne fumait plus depuis qu'il s'était "patché" et c'est là où le bât blessait, encore que ce ne soit pas là son pire défaut. Il était d'une honnêteté et d'une éducation d'un autre siècle, de quoi donner du fil à retordre au meilleur des "saints"! Ses parents étaient tous deux repris de justice, bref, un "boulet" en fait totalement infréquentable!"

 


ou encore cela:


"Xavière, la petite secrétaire à la longue chevelure châtaigne, et aux pétillants yeux noisette, promenait ses appétissantes rondeurs au cybercafé.

Elle avait rendez-vous pour la première fois avec Richie, le cyber-correspondant avec lequel elle avait échangé sur un cyber-chat pendant plusieurs mois.

Le garçon qu'elle découvrit lui sembla bien sombre et mystérieux, sous ses faux airs nonchalants, sous sa prétendue "bonne éducation", elle percevait un jeune désemparé devant la complexité d'une relation virtuelle à concrétiser. Ce métis, héritier d'une longue lignée de planteurs de cannes à sucre fixés à la New Orleans, ne lui inspirait pas d'emblée confiance.

Sa prétendue "richesse", sa feinte "aisance", sentaient paradoxalement la pauvreté, la peur du manque.

Au-delà des apparences, par dessous cette élégance calculée, elle débusquait le doute, l'indécision, le manque de motivation, la haine de l'engagement, une panique certaine, même!

Il lui semblait qu'avec ce futur partenaire, une fois encore, elle serait trompée ou flouée!"

 

 

AUTEUR:

Anonyme bien entendu!

 

jeudi 07 février 2013 à 00h00 par fleurdatlas

 


 COMMENTAIRES:

 

 

 

klodd
Contraire d'une meuf en or, un mec en plomb ?
un jeu sur les contraires laisse la porte ouverte à plusieurs possibilités, qui ne sont pas toutes équivalentes et justes...
Biz
de klodd le 2013-02-08 à 16h03 

 


 

 

* "Anonyme" était un blog coopératif de Karmaos (2012-2014) qui n'a pas été reconstitué, il a été remplacé par le bog "imagine" qui ne reproduit à présent que des fiches pour pouvoir produire des écrits

il a été remplacé également par "chroniques" dans lequel le texte présent s'intègre actuellement