C'est une femme satisfaite, comblée en amour, elle très adorable à vivre, elle est belle et bien dans sa peau, même si elle a 10 kg de trop, et quelques rides! son miroir ne lui reflète qu'une image appétissante toute en rondeurs et en grâce, en sourires, elle ne voit plus que son charme, envolés les défauts.

- Tu m'aimes comme ça?

- oui je t'aime comme ça, tu es si mignone, si charmante, personne ne te vaut! personne ne t'arrive à la cheville, je n'aime pas les "canons" froids et les squelettes ou les pots de peinture. Je t'aime parce que tu es toi, et puis rigolote, et toujours joyeuse et coquine et caline.


Elle sourit, elle fait des projets comme une gamine, elle ronronne comme un chat auprès du feu. Elle chante dans sa tête, elle passe par dessus les habituels contre-temps, elle admire son ami ou son mari, même s'il a les cheveux blancs et que la peau de son bide fait quelques plis et qu'elle a gagné quelques taches de vieillesse. Elle ne le gronde pas s'il n'a pas passé l'aspirateur dans tous les coins et s'il n'a pas rangé quelques effets ou acessoires à travers la maison parce qu'il est un peu fatigué.
Elle ne lui demande pas s'il a un peu trainé au café avec ses copains et ses copines, s'il a beaucoup parlé avec une telle et si elle a rigolé bruyamment de ses plaisanteries éculées.

Elle lui dit: "comme tu es beau et comme ta peau est toujours douce comme la soie."

Elle lui dit: "je ne me lasse pas du contact de ton corps."

Elle lui dit: "on a encore fait des progrés, je me sens encore mieux, je suis plus détendue, j'ai pris plus de plaisir, et toi, ça va? tu as eu beaucoup de plaisir, oui! que je suis contente, on aura envie de recommencer souvent, tu vois ce moment ça nous convient mieux que l'autre fois. Le plaisir appelle le plaisir, j'ai hâte qu'on recommence! j'ai faim, on va manger maintenant? hum des tartines de confiote à l'orange, avec du beurre sur le pain de campagne, encore j'adore ça, plus le temps pour un véritable repas, aucune importance, tu es mon plat de résistance, non, on va grignoter de la saucisse sèche et du fromage, presser des oranges et manger deux carrés de chocolat, prends-moi encore dans tes bras, je suis bien, qu'est-ce qu'on est bien!"

Elle repense à ######, lorsqu'elle n'avait qu'une dizaine d'années environ, ce qu'il a fait et dit, ses gestes, non ça elle ne peut l'oublier, et elle se dit: "si on enlève le fait que c'était un adulte, et que je fus vraiment enfant, et alors? c'est la même histoire, j'ai 20 ans à présent et maintenant je suis avec un jeune homme de 22 ans, ami ou collègue, alors est-ce que je peux dévérouiller la touche "plaisir", je suis majeure, nous sommes libres, il se comporte ainsi et moi, qu'est-ce que je ressens? qu'est-ce que je fais?"

Mon Dieu, lorsqu'elle avait 20 ans, elle faisait ce qu'elle voulait, avec qui elle voulait! en effet!


Elle dit à son compagon: "un jour j'arriverai, je le sens venir, je serai entière, les deux moi seront ensemble et moi toute entière je prendrai un plaisir total avec toi, et c'est moi toute entière qui te donnerai du plaisir.

Je n'en veux plus à personne, j'étais faite pour l'amour et le plaisir, et avec toi je veux le vivre dans la joie! que chacune de nos rencontres soit une vraie fête.
Toi tu as le mérite de m'avoir prise comme j'étais et d'avoir cheminé avec moi, ce n'était pas toujours toi que je voyais à travers toi, mais à présent si, je sais ce que tu m'as offert et donné, je sais combien tu fais effort, attentif à mes désirs. Je t'aime tant!"

Et il disait: "notre amour est une offense à ceux qui ne parviennent pas à trouver le bonheur en couple!
Ce texte est un coup de dague au coeur de tous les couples malheureux"

et elle lui répondait: "non, il est un témoignage envers tous
si je racontais des choses fausses, il serait une offense bien inutile, bien sauvage, impardonnable, mais c'est la vérité, nous ne sommes parfait ni l'un ni l'autre, mais nous nous aimons et nous faisons et nous ferons tout pour nous aimer encore et encore, et bienheureux ceux qui n'ont pas lésiné sur leur précieux temps pour nous aider à aller l'un vers l'autre!
et bienheureux ceux qui seront bénis de croire que c'est possible parce nous deux nous le vivons, malgré la difficulté, nos infirmités et nos handicaps tant physiques que psychologiques ou autres. Malgré les fautes et les défauts de chacun de nous deux. Malgré les passifs souvent lourds. Malgré les souffrances parfois intolérables, du corps et de l'âme. Non je ne décrirai rien, mais je peux "donner les titres", en témoignage justement. "

 

lettre 5

chronique retrouvée

mai 2009